Une gouache, Londres par Gaston PRUNIER
Une gouache, Londres par Gaston PRUNIER
2.800,00 €
Gaston PRUNIER (1863-1927)
Technique mixte : gouache et crayons
Peintre, aquarelliste, dessinateur, graveur et décorateur français
Prunier reçoit sa première formation à l’École des beaux-arts du Havre, auprès de Charles Lhullier, puis poursuit ensuite ses études à l’École des beaux-arts de Paris, où il entre dans l’atelier d’Alexandre Cabanel, l’un des maîtres les plus prestigieux de l’enseignement académique français
Dès 1891, Prunier expose à la galerie Le Barc de Boutteville, lieu particulièrement important pour la jeune peinture indépendante.
En 1893, il présente des gravures au Salon et, dès l’année suivante, participe au Salon des Cent ainsi qu’au Salon des Indépendants, où il exposera jusqu’en 1907
Prunier est aussi proche des peintres académiques que des milieux artistiques les plus novateurs de son époque.
En 1907, il participe au Groupe des XXX, constitué à Rouen autour de Pierre Dumont. On y retrouve notamment Raoul Dufy, Henri Matisse, André Derain, Albert Marquet, Maurice de Vlaminck
Une présentation du musée des Beaux-Arts de Caen le décrit d’ailleurs comme un artiste post-impressionniste parfaitement intégré aux milieux indépendants de son temps
Informations complémentaires
| Dimensions | 75 × 60,5 cm |
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Gaston Prunier séjourne à Londres en 1908
Le Louvre conserve une grande aquarelle intitulée Le Pont de Cannon Street à Londres, datée précisément de 1908,
Cette œuvre était déjà entrée au musée national du Luxembourg avant 1910, ce qui témoigne de la reconnaissance institutionnelle de l'artiste à cette époque.
Dans notre peinture
Gaston Prunier choisit l’un des monuments les plus emblématiques de la capitale britannique : le palais de Westminster, observé depuis l'autre rive de la Tamise.
Mais le véritable sujet de Prunier est presque autant la lumière que l'architecture.
L'artiste réserve une grande partie de la composition à la Tamise.
Ce choix permet aux eaux du fleuve de devenir une vaste surface vibrante, animée de touches horizontales et sinueuses.
Le ciel se colore de roses, d'orangés et de jaunes pâles, évoquant vraisemblablement la lumière d'un coucher ou d'un lever de soleil.
Ces tonalités chaudes se reflètent dans l'eau et viennent se mêler aux bleus, verts et turquoise de la Tamise.
L'opposition est particulièrement réussie : le Parlement apparaît presque en contre-jour, traité comme une masse sombre et monumentale, tandis que le ciel et le fleuve semblent se dissoudre dans la lumière.
La touche est libre. Dans l'eau, Prunier juxtapose de petites virgules et de longues touches colorées qui fragmentent les reflets.
La couleur ne sert plus seulement à décrire : elle traduit les vibrations de la lumière à la surface du fleuve.



