Huile sur toile, Vue d’atelier par Suzanne DINKES
Huile sur toile, Vue d’atelier par Suzanne DINKES
6.500,00 €
Suzanne DINKESPILER ou DINKES
1895-1984
Peintre de genre, de portrait, de paysages de scène de genre
Elève d’Humbert, elle expose à partir de 1920 au Salon d’automne au Salon des Indépendants et au Salon des Artistes Français
Les critiques aiment l’intensité de sa touche, « la matière un peu canaille » libre de l’académisme, mais aussi de la modernité
Elle fréquente les artistes de son temps, notamment l’école du Pré-Saint-Gervais.
Suzanne est une femme libre comme sa peinture. On retrouve cela dans sa correspondance avec Maurice Loutreuil, grande figure du paysage.
Les critiques aiment l’intensité de sa touche, « la matière un peu canaille » libre de l’académisme, mais aussi de la modernité
. Si certaines de ses œuvres nous font penser à van Gogh ou encore Valtat, Suzanne répond « qu’elle peint ce qu’elle peint, tel qu’elle le voit et le ressent » peu importe que le spectateur fasse des comparaisons.
Informations complémentaires
| Dimensions | 107 × 86 cm |
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Son travail s’inscrit dans une tradition picturale classique, héritière de l’enseignement académique, tout en laissant transparaître une sensibilité personnelle, notamment dans le rendu des lumières et des volumes. Comme beaucoup d’artistes de son temps restés en marge des avant-gardes, Suzanne Dinkes semble avoir poursuivi une démarche intime et constante, probablement nourrie par la pratique de l’atelier et des expositions locales ou de salons.
La grande particularité de cette toile de Suzanne Dinkes réside dans le regard qu’elle adopte sur son propre travail. En peignant à la fois le modèle nu et l’espace de l’atelier, l’artiste ne se contente pas d’une simple étude de nu : elle offre une vue d’ensemble du processus de création, comme si le spectateur se trouvait à la place même du peintre.
Le modèle, traité avec une grande liberté de touche et une attention sensible aux volumes, s’inscrit naturellement dans l’espace vivant de l’atelier, animé par les figures des artistes au travail. Cette mise en abyme du regard ,le peintre peignant un peintre peignant, confère à l’œuvre une dimension presque introspective, rare et particulièrement moderne pour son époque.
Mais surtout, le tableau propose un regard rare et précieux sur les académies de peinture vues par une femme, à une époque où ces espaces de formation restaient largement dominés par les hommes et où la place des femmes artistes demeurait encore marginale.
Datée de 1921, la toile fut exposée en 1922, recevant d’excellentes critiques qui saluèrent la maîtrise du nu, l’intelligence de la composition et la justesse du regard porté sur la scène d’atelier.








