Une huile sur toile, Toulouse et la Garonne par Edouard FER
Une huile sur toile, Toulouse et la Garonne par Edouard FER
Prix sur demande / prices on request
Édouard FER 1887-1959
Artiste originaire de Nice, peintre, aquarelliste, graveur, à la touche libre à la croisée des pointillistes et des divisionnistes (dernier terme dont il préférait se qualifier).
Élève aux Arts décoratifs puis aux Beaux-Arts, Fer est très vite remarqué par ses pairs et les critiques de son temps. On retrouve sa trace très tôt au Salon des Artistes français et au Salon des Indépendants.
Un de ses premiers admirateurs est Guillaume Apollinaire : « Il se trouvait que c’était l’une des toiles les plus audacieuses du Salon, puisqu’elle était de style néo-impressionniste », à propos d’un grand portrait décoratif pointilliste pour lequel le peintre reçut une médaille en 1912.
Son cursus aux Arts décoratifs lui permettra de réaliser de grandes commandes : en 1923, pour la Bibliothèque municipale de Nice ; en 1928, un décor pour le paquebot France et pour le Hall des Nations du Palace of Peace, dans le New Jersey, une composition monumentale intitulée L’Arbre de Minerve.
Informations complémentaires
| Dimensions | 36 × 27 cm |
|---|
Mais Fer est aussi un théoricien de la couleur, au même titre que d’autres grands noms comme Seurat.
En 1953, il publie Solfège de la couleur, où il développe les principes scientifiques de la couleur dans le néo-impressionnisme, tout en montrant une certaine indépendance à l’égard des théories de ses amis peintres, dont Maximilien Luce, Louis Valtat ou Paul Signac.
Dans notre composition, le paysage n’existe que par la matière et la couleur.
Le ciel, l’eau, l’église sont traités par une mosaïque de touches plus libres que celles de ses confrères pointillistes.
L’arrière-plan, construit par de légères lignes horizontales érigeant un pont entre le fleuve et le ciel, guide les yeux du spectateur vers l’église que l’on soupçonne. Traités dans de subtils dégradés pastel de bleu et de rose, Fer laisse s’échapper la douce lumière d’une matinée de printemps.
Le premier plan est, lui, exécuté plus librement, avec des empâtements plus « anarchiques » et des couleurs plus fortes et franches, apportant du relief à la peinture.









