Warning: Constant WP_CRON_LOCK_TIMEOUT already defined in /htdocs/wp-config.php on line 102
Huile toile, L’offrande à la fée par les korrigans par Charles François JEANDEL | Galerie Saint Martin Antiquités Paris
Appelez-nous : 01 42 60 83 65 galerie.saint-martin@wanadoo.fr

Huile toile, L’offrande à la fée par les korrigans par Charles François JEANDEL

Huile toile, L’offrande à la fée par les korrigans par Charles François JEANDEL

Prix sur demande / prices on request

Charles François JEANDEL 1859-1942

Peintre, illustrateur et photographe français, Charles-François Jeandel demeure une figure énigmatique de la fin du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle. Artiste discret, il a laissé très peu de traces, et seules trois ou quatre œuvres peintes sont aujourd’hui identifiées, dont celle que nous présentons.

Né à Limoges, Jeandel suit une formation classique en peinture, probablement à Paris. Sa présence est attestée au Salon des artistes français de 1889, où il expose une œuvre intitulée Au temple de Sérapis, destruction de l’idole, aujourd’hui conservée à la mairie d’Angoulême.

L’artiste mène une vie paisible, partagée entre Paris et le domaine familial en Charente, où il vit avec son épouse et sa mère, avant de s’installer définitivement à Angoulême, où il s’éteint en 1942.

Informations complémentaires

Dimensions 118 × 98 cm

Parallèlement à son activité de peintre, Jeandel développe une véritable passion pour l’archéologie, ainsi qu’un intérêt précoce et audacieux pour la photographie, notamment dans le registre érotique, domaine dans lequel il se révèle étonnamment novateur pour son époque.

À sa mort, son épouse, plus jeune que lui, disperse et vend l’ensemble de ses œuvres. Aucun écrit de l’artiste n’a été retrouvé. Ce sont uniquement les photographies léguées par un couple de collectionneurs au musée d’Orsay dans les années 1980 qui ont permis de redécouvrir le photographe et, par recoupement, d’identifier certains tableaux visibles en arrière-plan de son atelier.

L’apparition de notre peinture n’apporte que peu d’éléments supplémentaires à la compréhension de ce personnage mystérieux. Cette œuvre singulière de Charles-François Jeandel se distingue par son imaginaire onirique et symboliste, très éloigné de la peinture académique présentée par l’artiste au Salon de 1889.

L’artiste nous offreune représentation  issue du folklore celtique et ou breton.
La scène se déploie dans un paysage rocheux et montagneux, baigné d’une lumière sourde et crépusculaire, évoquant un monde ancien, hors du temps.

Au premier plan, une procession de Korrigans, reconnaissables à leurs petites tailles, leurs vêtements rouges et leurs visages expressifs avancent en portant des objets précieux ou mystérieux, suggérant une offrande cérémonielle.

Dominant la scène, perchée sur un dolmen, une fée drapée d’un voile clair et tenant une fine baguette, elle incarne une présence tutélaire, à la fois distante et souveraine.

Selon une lecture issue des traditions populaires, les présents apportés par les Korrigans pourraient constituer des cadeaux votifs, destinés à s’assurer la protection de la fée.

Ce motif ancestral traverse les récits recueillis par les grands chroniqueurs du folklore breton, tels qu’Anatole Le Braz et Paul Sébillot, où résonnent encore les échos des nuits païennes.