Une huile sur toile, Le Crépucule par Edmond YARZ
Une huile sur toile, Le Crépucule par Edmond YARZ
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Edmond YARZ (1845-1920)
Originaire de Toulouse, il consacre son œuvre aux paysages, de la Garonne aux Pyrénées, en passant par la Provence et même Venise et le Maroc. Yarz évolue entre tradition barbizonienne et renouvellement impressionniste.
La lumière, qu’elle soit crépusculaire ou matinale, n’aura de cesse d’embellir les paysages de l’artiste.
L’artiste commence ses études aux Beaux-Arts de Toulouse, dans l’atelier de Dominique Baron, puis part s’installer à Paris avec son ami, le peintre orientaliste Benjamin-Constant.
Tandis que son confrère s’oriente vers de grandes compositions historiques, et se laisse séduire par les charmes de l’orient Yarz continue d’affirmer son attachement au paysage, qu’il avait développé à Toulouse en partant peindre en plein air sur les bords de la Garonne.
Ses premières œuvres exposées se rapprochent d’une tradition naturaliste, avec une grande fidélité aux sites représentés.
Puis, rapidement, le peintre ouvre sa technique et sa sensibilité vers une représentation plus émotionnelle du paysage, une attention aux variations de l’atmosphère.
S’ensuit alors une série où, comme le peintre l’explique, il s’attache à la beauté toujours renouvelée des effets lumineux.
Informations complémentaires
| Dimensions | 126 × 88 cm |
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Cette approche romantique puis proche de la sensibilité impressionniste, va lui ouvrir les voies du succès.
1881 : Mention honorable
1884 : Médaille de troisième classe
1889 : Médaille d’argent à l’Exposition universelle de Paris
1890 : Médaille de deuxième classe
Il participe aussi à la décoration du Capitole de Toulouse.
Il réalise notamment deux grandes vues de Toulouse, placées de part et d’autre d’une porte de la salle du conseil municipal.
Le Crépuscule
Notre tableau porte au dos deux étiquettes, notamment celle indiquant le numéro d’exposition 1949.
Cette œuvre fut donc exposée au Salon en 1895.
Cette période de transition lumineuse qui suit le coucher du soleil, où les derniers rayons transpercent les nuages pour honorer la terre de lumière, est un fil conducteur chez Yarz. Cette prédilection est attestée par plusieurs œuvres intitulées Crépuscule, notamment celle acquise par l’État en 1893, aujourd’hui conservée au musée d’Orsay, la nôtre et d’autres tableaux plus tardifs portent le même titre.
Ici, une bergère vêtue d’une pèlerine rouge se réchauffe près d’un feu, tandis que ses moutons paissent dans un paysage vallonné, protégé par une grande diagonale d’arbres filtrant les derniers rayons du jour.
Ces grands arbres surplombant l’espace structurent le paysage.
Toute la subtilité de l’œuvre se trouve là, dans ces rayons de soleil chauds qui filtrent au travers des tonalités froides des arbres.
Cette composition témoigne de la manière dont Yarz utilise parfois la figure humaine pour renforcer le caractère poétique du paysage, sans en faire le sujet principal.
Enveloppée dans son manteau rouge, une couleur de choix attirant l’œil du spectateur, elle apporte de la poésie et une note symboliste à la scène. En effet, l’amateur d’art peut y voir un rappel au Petit Chaperon rouge ou aux sorcières, ajoutant à ce paysage une connotation mystique.
Cette présence, à la fois forte et discrète, se fond pourtant parfaitement dans ce silence de fin de journée.







