Huile sur sur panneau, La pianiste par Jules CHERET
Huile sur sur panneau, La pianiste par Jules CHERET
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Jules CHERET 1836-1932
Lithographe de métier, il se familiarise dès son plus jeune âge avec le dessin pour les affiches et suit des cours du soir à l’École nationale de dessin.
Il poursuit ensuite sa formation artistique à l’École des Arts Décoratifs de Paris, où il maîtrise les techniques de lithographie, de peinture décorative et de composition graphique.
Il complète son apprentissage dans l’atelier du peintre lithographe Antoine Chazal.
Ses études à Londres dans les années 1850‑1860 lui permettent de découvrir les affiches anglaises et la lithographie de grande qualité, une influence qu’il adapte ensuite au goût français avec un sens unique du mouvement et de la vivacité.
Informations complémentaires
| Dimensions | 42,5 × 33,5 cm |
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Chéret se distingue par sa capacité à allier art décoratif et art populaire.
Dès 1866, il commence à produire des affiches pour des spectacles et des produits de consommation, révolutionnant le genre avec ses figures féminines lumineuses et dynamiques, appelées les « Chérettes ».
Ces affiches lui valent le titre de père de l’affiche moderne, un artiste qui combine peinture et marketing avec une créativité sans égale.
Ses recherches sur la couleur culminent dans les années 1880‑1890 : en superposant les couleurs primaires sur trois ou quatre passages d’impression, il parvient à toutes les variations possibles de teintes. Il est surnommé « le Watteau des rues » par Manet.
En 1895, il entame ses travaux décoratifs en réalisant des décorations monumentales pour des résidences privées et des bâtiments publics : à Évian, pour la Villa La Sapinière, propriété du baron Vitta ; à Paris, pour un salon de l’Hôtel de Ville (1896‑1903) et le rideau du théâtre du musée Grévin. Ces commandes témoignent de son talent pour l’art monumental et de son sens raffiné de la composition décorative.
Parallèlement à ses affiches et projets décoratifs, Jules Chéret peint également des scènes de genre et des portraits.
Son œuvre, caractérisée par des couleurs vives, des coups de pinceau rapides et une grande spontanéité, saisit l’élégance et la vitalité de la société parisienne pendant la Belle Époque.
Ses représentations de la vie quotidienne, ses portraits de femmes et ses moments intimes révèlent un sens unique du mouvement et de la lumière.
1870 : Médaille de bronze au Salon pour ses premières œuvres de genre.
1878 : Médaille d’or à l’Exposition Universelle pour ses affiches.
1891 : Légion d’honneur, reconnaissance officielle de sa contribution artistique et culturelle.
Il reçoit également de multiples récompenses dans des salons internationaux, notamment à Londres et à Bruxelles.
Le travail de Chéret a eu une influence significative sur les peintres de son époque, y compris Henri de Toulouse-Lautrec, Georges Seurat, Pierre Bonnard et Édouard Vuillard, qui s’inspirèrent de son sens du mouvement, de la couleur et de la légèreté dans la représentation de la vie moderne.



