Huile sur panneau, Jardins à Alger par William LAMBRECHT
Huile sur panneau, Jardins à Alger par William LAMBRECHT
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William Adolphe LAMBRECHT 1876-1938
Originaire de Paris, il fait des études aux Beaux-Arts sous la direction du grand représentant de la peinture orientaliste classique, Jean-Léon Gérôme.
Si l’enseignement de Gérôme lui apporte de grandes capacités techniques, le jeune artiste souhaite s’émanciper, tant dans la touche que dans la couleur, et privilégier une approche plus proche de la matière, plus « explosive » que celle de son professeur.
Dès les années 1900, il part successivement visiter le Maroc, la Tunisie, mais surtout l’Algérie, qui sera sa plus grande source d’inspiration.
L’arrivée de la Première Guerre mondiale ne freine pas sa carrière. Certaines de ses toiles, inspirées des combats, seront même présentées à New York en 1915.
En 1920, la galerie Devambez lui consacre une grande exposition et, en 1921, il se voit récompensé par le premier prix au Salon colonial des artistes français au Maroc. Par la suite, il ne cessera d’exposer dans les plus grands Salons et galeries de son temps.
Informations complémentaires
| Dimensions | 68 × 76 cm |
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Sur les hauteurs d’Alger, dans le quartier d’Hydra, se dressent deux remarquables demeures historiques.
Le château d’Hydra, également appelé Bordj d’Hydra, fut édifié dans la seconde moitié du XVIIIe siècle par Ali Agha, un général turc commandant la cavalerie du dey d’Alger. D’architecture hispano-mauresque, cette imposante demeure s’élève au cœur d’un vaste parc arboré.
Non loin de là, le château Shekiken, somptueux palais mauresque datant de 1742, témoigne de l’architecture ottomane et est entouré d’un magnifique jardin abritant une végétation centenaire.
Notre tableau représente l’un de ces deux jardins à Alger, un motif récurrent dans l’œuvre de William Adolphe Lambrecht.
Avec un cadrage très serré, presque photographique, l’artiste attire l’attention du spectateur sur les lavoirs et les reflets luxuriants de la nature dans l’eau qui s’en écoule.
Encadrée par des arbres en fleurs et les arcades du palais, qui rythment la composition tant par leur forme que par les jeux d’ombre et de lumière, l’œuvre offre au spectateur l’intimité d’un jardin oriental.
À la rigueur de la construction s’opposent la spontanéité de la touche, la richesse de la matière et de subtils et enchanteurs jeux de lumière.









