Une huile sur toile, Portrait dd’un militaire – Europe de l’est -19e
Une huile sur toile, Portrait dd’un militaire – Europe de l’est -19e
Prix sur demande / prices on request
Portrait d’un militaire – Balkans, Europe de l’Est
Non signé
Circa 1850-1875
juste une mention sur une étiquette d’époque au dos , manuscrite : chambre, n°2, 1er étage
Notre militaire se détache sur un fond sombre qui concentre l’attention du spectateur sur sa physionomie et son costume.
Probablement une étude aboutie.
Est-ce un hussard ? Les hussards, unités de cavalerie légère, se distinguaient par leurs uniformes richement décorés, leurs couleurs régimentaires et leurs coiffures caractéristiques. Le bonnet de fourrure était appelé Pelzmütze dans l’armée prussienne s’en rapproche.
Mais il est difficile de déterminer de quel pays exactement.
Le peintre accorde une grande attention au rendu des matières : la souplesse de la fourrure, l’éclat des ornements métalliques, la densité de la barbe et les couleurs franches de l’uniforme.
Informations complémentaires
| Dimensions | 33 × 39 cm |
|---|
De 1873 à 1876, l'artiste part de nombreuses fois en Orient.
En 1877, la peinture monumentale et religieuse va prendre une grande place dans ses compositions. La Décollation de saint Jean-Baptiste, en 1881, lui vaut une mention honorable au Salon de Paris et une récompense aux États-Unis, à la Pennsylvania Academy of the Fine Arts.
Ses peintures empruntent plusieurs styles, de l'influence de Jean-Léon Gérôme aux préraphaélites, aux symbolistes ou aux naturalistes comme Jean-François Millet.
L'artiste sait tirer de chaque courant le meilleur parti en y ajoutant sa touche.
En parallèle, une partie de son œuvre est consacrée au monde rural et aux scènes de genre.
En 1885, il emménage à Auvers-sur-Oise et ses peintures deviennent plus lumineuses et douces.
Dans le cadre institutionnel, il joue un rôle essentiel dans les relations entre les États-Unis et Paris.
Il siège au jury de l'Exposition universelle de Paris en 1889, participe à l'organisation de la représentation artistique américaine à l'Exposition de Chicago de 1893 et contribue à celle d'Anvers en 1894.
Notre tableau, représentant Judas, écrit en bas a droite/
témoigne de cet intérêt pour les figures bibliques et leur dimension psychologique.
Le personnage apparaît seul, enveloppé dans une étoffe claire, le visage surgissant d'un fond sombre.
Son regard intense, presque halluciné, constitue le véritable centre de la composition.
Sûrement un travail préparatoire pour l'une des grandes œuvres de l'artiste au début de sa carrière.





