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Une huile sur panneau, La bergère et ses chèvres par Louis Raoul GUIRAUD | Galerie Saint Martin Antiquités Paris
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Une huile sur panneau, La bergère et ses chèvres par Louis Raoul GUIRAUD

Une huile sur panneau, La bergère et ses chèvres par Louis Raoul GUIRAUD

Prix sur demande / prices on request

Louis Raoul GUIRAUD (1888-1976)

Le jeune Guiraud entre en 1907, tout juste âgé de 19 ans, aux Beaux-Arts de Toulouse, dans l’atelier d’Henri Bonis, peintre de paysages et de la vie rurale.
Le jeune étudiant remporte pas moins de 18 prix entre 1908 et 1911.
À la fin de ses années d’études toulousaines, il obtient une bourse lui permettant de séjourner quelques mois à la Villa Médicis, puis part s’installer à Paris et entre comme auditeur libre à l’Académie Julian, dans l’atelier de Jean-Paul Laurens, puis dans celui d’Augustin Lermitte, à Montmartre.
En dépit des nouveaux courants modernes qui se développent autour de lui dans les ateliers montmartrois, Guiraud reste sensible à une peinture plus classique et naturaliste, aux couleurs chantantes du Sud.
Après la guerre, il décide de s’installer dans son Sud natal, à Marmande, avec sa femme, mais n’en délaisse pas moins les Salons parisiens.
Le journaliste Jean Soulairol le considère alors comme l’un des « meilleurs peintres de sa génération »

Informations complémentaires

Dimensions 60 × 52 cm

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Il va réaliser des décors pour l’Opéra-Comique ou encore pour le théâtre du Châtelet et participe à la décoration de l’une des lignes de l’Orient-Express. Et plus tard aussi de nombreuses commandes pour des institutions dans le Sud Ouest.
En 1928, son talent est récompensé par une mention honorable au Salon des Artistes Français. Quelques années plus tard, en 1935, il est promu officier des Palmes académiques.
En 1952, de retour dans sa ville natale de Béziers, il succède à Félix Cambon au poste de conservateur du Musée des beaux-arts.

Profondément attaché à ses racines languedociennes, Raoul Guiraud puise son inspiration dans la vie quotidienne des paysans et des ouvriers.
Des petites toiles intimistes aux grandes compositions, il immortalise les gestes et les travaux des champs
Au-delà du simple témoignage de la vie rurale, sa peinture témoigne d'une recherche constante de la lumière, comme le fotn ses amis post-impressionistes.

Notre composition s’organise autour d’un arbre majestueux, contre lequel la jeune bergère prend appui. Placé sur la gauche du tableau, son tronc structure la scène par sa verticalité, tandis que ses branches et son feuillage, qui se déploient dans la partie supérieure de la toile, viennent naturellement encadrer le paysage.
Ce jeu de feuillages au premier plan, laissant entrevoir les montagnes  l’arrière-plan, confère à la composition un caractère légèrement japonisant, rappelant l’art des estampes japonaises et leur manière de jouer avec les plans successifs.

De part et d’autre de la bergère, les chèvres, disposées en petits groupes, viennent équilibrer la composition et guider le regard du spectateur à travers la scène et donnant l’ensemble une impression d’équilibre et de sérénité, tout en conservant une grande spontanéité
Guiraud travaille par touches épaisses, fragmentées et généreuses, juxtaposant les verts tendres, les violets, les jaunes lumineux et les ocres chauds. Cette technique, héritée de la sensibilité postimpressionniste, donne à la toile une vibration particulière.