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Une huile sur carton, Maisons au bord de riviere par Paul MATHIEU | Galerie Saint Martin Antiquités Paris
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Une huile sur carton, Maisons au bord de riviere par Paul MATHIEU

Une huile sur carton, Maisons au bord de riviere par Paul MATHIEU

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Paul MATHIEU (1872-1932)
Peintre impressionniste belge

Notre œuvre est à rapprocher d’une œuvre similaire datant des années 1918, exposée au musée d’Ixelles, en Belgique.

Fils de l’architecte Théophile Mathieu, Paul est élevé dans un milieu artistique.

Les débuts de sa formation sont très marqués par l’apprentissage du dessin. D’abord à l’Académie de Saint-Josse-ten-Noode, où il suit un parcours de dessin, avant de bénéficier de l’enseignement de la dessinatrice et peintre Joséphine Godaert-Meyer.

Il travaille ensuite en tant que dessinateur et décorateur aux travaux du théâtre de l’Alhambra à Bruxelles.

À partir de 1893, sa carrière officielle démarre : une de ses œuvres est présentée au Salon de Bruxelles.

En 1894, il participe à l’Exposition universelle d’Anvers et présente ses peintures dans les Salons et cercles artistiques de Schaerbeek, Bruxelles et Liège.

En 1896, la consécration : il obtient un poste d’enseignant à l’Académie des beaux-arts de Bruxelles, qu’il occupera jusqu’à sa mort.

Dès 1900, Paul parcourt la campagne belge pour rendre compte des changements atmosphériques au cours de la journée.

Il pose les bases du fil conducteur de sa carrière : de grands paysages, avec ou sans présence architecturale, mais jamais de présence humaine.

Informations complémentaires

En 1911, il accompagne son ami, le peintre Alfred Bastien, au Congo, dans le cadre d’une mission organisée par le ministère des Colonies, et parcourt le pays.

En 1913 est présentée à l’Exposition universelle de Gand une grande fresque de 115 mètres de long et de 14 mètres de haut, où Paul Mathieu déploie ses talents de paysagiste.

Puis la Première Guerre mondiale est déclarée, et le peintre fuit la Belgique pour la France.

Son voyage à Paris, en Île-de-France, sur les pas des impressionnistes, puis dans le Sud, renouvelle sa vision du paysage et de la lumière.

Sa palette s’illumine, sa touche se libère. Ses œuvres deviennent plus contrastées, plus réfléchies dans leur composition et, paradoxalement, plus spontanées.

Les critiques constatent plus d’audace et les comparaisons avec Renoir et Sisley sont mises en évidence lorsqu’il présente une exposition personnelle d’une quarantaine de tableaux à la galerie Georges Petit en 1922.

Notre tableau est très caractéristique de cette période.

Le peintre organise le paysage autour d’une ligne horizontale centrale. La ligne de la berge partage presque exactement la toile en deux parties, créant un fascinant jeu de miroir entre l’architecture et la rivière. Une symétrie subtile. Peu de ciel et beaucoup d’eau.

Cette apparente rigueur géométrique contraste avec la spontanéité de la touche.

Les maisons sont construites par de larges touches de couleurs juxtaposées, tandis que leurs reflets se décomposent en une multitude de petites touches.

La lumière ne vient plus seulement éclairer les formes. Elle semble les traverser et parfois les dissoudre.

Cette évolution rapproche Mathieu du postimpressionnisme et du luminisme belge.

Toutefois, contrairement aux peintres qui s’engagent dans une décomposition radicale des formes, il conserve une composition lisible et un attachement constant au motif naturel.