Warning: Constant WP_CRON_LOCK_TIMEOUT already defined in /htdocs/wp-config.php on line 102
Huile sur toile, Le troubadour par Louis Carrier-Belleuse | Galerie Saint Martin Antiquités Paris
Appelez-nous : 01 42 60 83 65 galerie.saint-martin@wanadoo.fr

Huile sur toile, Le troubadour par Louis Carrier-Belleuse

Huile sur toile, Le troubadour par Louis Carrier-Belleuse

4.200,00 

Louis-Robert Carrier-Belleuse (1848-1913)

Fils du célèbre sculpteur Albert-Ernest Carrier-Belleuse et frère du peintre Pierre Carrier-Belleuse, Louis-Robert Carrier-Belleuse naît à Paris en 1848. Formé très tôt dans l’atelier familial, il poursuit son apprentissage à l’École des Beaux-Arts auprès de Gustave Boulanger et d’Alexandre Cabanel, tout en développant une solide maîtrise des arts décoratifs.

Artiste d’une remarquable polyvalence, il s’illustre comme peintre, sculpteur, céramiste et dessinateur. Dès le Salon de 1870, il expose ses premières œuvres avant de recevoir une mention honorable au Salon de 1881 pour sa peinture, puis une récompense pour sa sculpture à l’Exposition universelle de 1889.

Son œuvre picturale se distingue par un naturalisme sensible, consacré aux scènes de la vie parisienne et aux métiers populaires.
Avec des tableaux tels que Une équipe de bitumiers, Porteurs de farine ou Les Halles, il livre un témoignage vivant de la capitale en pleine transformation industrielle et urbaine, alliant précision du dessin, sens de la lumière et profonde attention à la condition humaine.

Informations complémentaires

Dimensions 62 × 75 cm

Parallèlement à sa carrière de peintre, Carrier-Belleuse joue un rôle majeur dans les arts décoratifs.
Après avoir collaboré à la Manufacture de Sèvres, il devient en 1889 directeur artistique de la Faïencerie de Choisy-le-Roi, où il renouvelle les modèles céramiques par une esthétique raffinée inspirée de la nature et des arts de son temps.
Il réalise également plusieurs commandes monumentales, notamment le Monument national du Costa Rica et le tombeau du président José María Reina Barrios au Guatemala.

Ici,loin des compositions théâtrales ou des épisodes héroïques, l'artiste choisit de représenter un jeune musicien dans un moment de repos et de contemplation.
Allongé nonchalamment sur un coffre, un livre enluminé ouvert devant lui, le personnage semble absorbé dans ses pensées, offrant une scène silencieuse et profondément humaine.

Le cadrage rapproché renforce cette impression de proximité. Le spectateur partage l'espace du troubadour, dont la pose décontractée rompt avec les attitudes solennelles habituellement qu'il a pu aborder dans d'autres peintures sur ce sujet.

À l'arrière-plan, une importante collection de céramiques et de faïences attire le regard.
Leur présence n'est sans doute pas anodine : éminent céramiste et directeur artistique de la faïencerie de Choisy-le-Roi.
Ces objets, peints avec autant de soin que le personnage, témoignent de son goût pour les arts décoratifs et de son intérêt pour les jeux de matières, d'émaux et de reflets.