Une huile sur toile, Portrait d’homme par Charles SPRAGUE PEARCE
Une huile sur toile, Portrait d’homme par Charles SPRAGUE PEARCE
5.800,00 €
Charles Sprague Pearce (1851-1914)
Charles Sprague Pearce est un peintre américain installé en France
Il fait partie de cette génération d’artistes américains, comme Henry Mosler ou encore Leslie Giffen Cauldwell, qui viennent se former auprès des grands maîtres classiques tels que Léon Bonnat et découvrir le frémissement moderne qui agite la scène artistique parisienne.
Charles Sprague Pearce naît le 13 octobre 1851 à Boston, dans le Massachusetts, au sein d’une famille aisée et cultivée.
Son père, Shadrach H. Pearce, exerce le commerce de porcelaines et d’objets importés de Chine.
Il étudie à la Brimmer School puis à la Boston Latin School. Il travaille ensuite plusieurs années dans l’entreprise familiale avant de décider de se consacrer à la peinture.
En 1873, agé de 21 ans, il quitte son Boston natal pour Paris et, sur les conseils du peintre William Morris Hunt et entre à l’École des beaux-arts dans l’atelier de Léon Bonnat.
Informations complémentaires
| Dimensions | 33 × 40,5 cm |
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De 1873 à 1876, l'artiste part de nombreuses fois en Orient.
En 1877, la peinture monumentale et religieuse va prendre une grande place dans ses compositions. La Décollation de saint Jean-Baptiste, en 1881, lui vaut une mention honorable au Salon de Paris et une récompense aux États-Unis, à la Pennsylvania Academy of the Fine Arts.
Ses peintures empruntent plusieurs styles, de l'influence de Jean-Léon Gérôme aux préraphaélites, aux symbolistes ou aux naturalistes comme Jean-François Millet.
L'artiste sait tirer de chaque courant le meilleur parti en y ajoutant sa touche.
En parallèle, une partie de son œuvre est consacrée au monde rural et aux scènes de genre.
En 1885, il emménage à Auvers-sur-Oise et ses peintures deviennent plus lumineuses et douces.
Dans le cadre institutionnel, il joue un rôle essentiel dans les relations entre les États-Unis et Paris.
Il siège au jury de l'Exposition universelle de Paris en 1889, participe à l'organisation de la représentation artistique américaine à l'Exposition de Chicago de 1893 et contribue à celle d'Anvers en 1894.
Notre tableau, représentant Judas, écrit en bas a droite/
témoigne de cet intérêt pour les figures bibliques et leur dimension psychologique.
Le personnage apparaît seul, enveloppé dans une étoffe claire, le visage surgissant d'un fond sombre.
Son regard intense, presque halluciné, constitue le véritable centre de la composition.
Sûrement un travail préparatoire pour l'une des grandes œuvres de l'artiste au début de sa carrière.





