Une huile sur panneau, Marseille, son port par Alexandre ISAILOFF
Une huile sur panneau, Marseille, son port par Alexandre ISAILOFF
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Alexandre ISAÏLOFF (1869-1944)
Peintre d’origine russe, il passe son enfance à Marseille et, naturellement, entre à l’École des beaux-arts de la cité phocéenne, puis dans l’atelier de Jean-Baptiste Olive, dont l’influence se verra tout au long de sa vie.
En effet, Olive est l’un des grands peintres de la côte provençale, reconnu pour ses représentations des calanques, des rochers et des effets lumineux de la Méditerranée.
Mais Isaïloff développe progressivement une touche plus fragmentée et des harmonies colorées parfois plus audacieuses.
Gérard Schurr, grand spécialiste des petits maîtres, le décrit comme « l’impressionniste de la Méditerranée ».
Informations complémentaires
| Dimensions | 68 × 54 cm |
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Il voyage également en Italie et en Orient, et séjourne à Venise, dont il réalisera plusieurs vues et rapporte avec lui les lumières si particulier de l’orient que l’on retrouve, par exemple, dans notre peintre.
Il expose à Paris à partir de la fin des années 1890.
Il reçoit un diplôme d’honneur à l’Exposition nationale du travail de Paris en 1898, puis un Grand Prix l’année suivante.
En 1904, il est nommé chevalier de l’ordre royal du Sauveur de Grèce.
Marseille n’est pas simplement une ville dans laquelle Isaïloff a étudié, elle constitue l’un des sujets récurrents de sa peinture.
Notre tableau représente l’entrée du Vieux-Port de Marseille, dominée au premier plan par la tour du Roi René, appartenant au fort Saint-Jean. À l’arrière-plan, sur les hauteurs, on distingue la silhouette de Notre-Dame-de-la-Garde.
Le fort Saint-Jean, avec ses murailles puissantes et ses volumes géométriques, structure toute la partie centrale du tableau. À ses pieds, plusieurs voiliers animent les eaux sombres du port.
Mais ce qui frappe avant tout, c’est la lumière.
Isaïloff oppose les tonalités violettes et bleutées des fortifications aux roses lumineux qui viennent éclairer les murailles.
Le ciel, traité dans une harmonie de turquoise, de mauve et de rose, donne à la composition une atmosphère presque irréelle.
Au premier plan, la mer est peinte dans une matière épaisse, avec des touches rapides et fragmentées.
Les reflets des fortifications se dispersent à la surface de l’eau, créant une luminosité chaude et vibrante.









