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Bronze, Vase aux nus féminins par Jean COULON | Galerie Saint Martin Antiquités Paris
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Bronze, Vase aux nus féminins par Jean COULON

Bronze, Vase aux nus féminins par Jean COULON

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Vase en bronze à patine brune aux nus féminins

Jean Coulon– Fondeur Véry

Jean Coulon (1853–1923)

Sculpteur français, entre tradition académique et renouveau des arts décoratifs

Fils d’un tailleur de pierre, Jean Coulon grandit dans un environnement où le travail de la matière lui est familier
En 1876, il entre à l’École nationale des Beaux-Arts, où il rejoint l’atelier de Pierre-Jules Cavelier (1814–1894), l’un des représentants importants de la grande tradition de la sculpture académique française du XIXe siècle.

Cette formation explique la maîtrise anatomique que l’on retrouve dans ses figures : précision du modelé, recherche de l’élégance des attitudes et goût pour le nu féminin, auquel Coulon associe fréquemment un univers allégorique ou mythologique.

Informations complémentaires

Dimensions 27 × 20 × 32 cm

Sa reconnaissance est particulièrement rapide.
Dès 1880, il fait ses débuts au Salon avec La Mort de Pyrame, inspirée des Métamorphoses d’Ovide. L’œuvre lui vaut immédiatement une médaille de troisième classe et est acquise par l’État pour la ville de Dinan.

En 1886, il présente au Salon Hébé coelestis, importante composition mythologique associant Hébé à l’aigle de Jupiter.
L’œuvre lui vaut cette fois une médaille de deuxième classe et le modèle est acquis pour le musée de Nice.

En 1894, Coulon collabore avec le grand céramiste Pierre-Adrien Dalpayrat, figure majeure du renouveau du grès français.
Il conçoit notamment La Nuit, étonnant vase anthropomorphe où des figures féminines nues s'accrochent aux parois de l'urne.

Cette collaboration est révélatrice de la modernité de Coulon : la sculpture n'est plus simplement posée sur un objet, elle devient l'objet lui-même.

Notre  vase est un très bel exemple du passage de Jean Coulon de la sculpture académique vers les recherches décoratives de la fin du XIXe siècle.

La composition s'organise autour d'un vase au corps généreusement renflé et au col très élancé. Mais Coulon bouleverse complètement la fonction traditionnelle de l'objet en faisant intervenir deux nus féminins qui enlacent littéralement sa silhouette.

L'intérêt du modèle tient précisément à cette rencontre entre deux sensibilités.

Les corps féminins témoignent encore de la formation académique de Coulon auprès de Cavelier : anatomies soigneusement modelées, sensualité des chairs, élégance des poses et goût pour un nu idéalisé hérité de la tradition mythologique.

Mais la conception générale est beaucoup plus moderne.

Les lignes deviennent sinueuses et asymétriques, les corps suivent les courbes du vase et la partie supérieure s'épanouit dans une forme organique..