Huile sur toile, Intérieur de salon par Jehan FRISON
Huile sur toile, Intérieur de salon par Jehan FRISON
Prix sur demande / prices on request
Jehan Frison 1882-1961
Jehan Frison, artiste belge aux multiples talents, s’est illustré en tant que peintre, aquafortiste, dessinateur, sculpteur sur bois et graveur.
Il débute ses études artistiques à l’Académie Saint-Joseph de Josse-ten-Noode avant de poursuivre, de 1896 à 1902, une formation à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles.
Informations complémentaires
| Dimensions | 80 × 65 cm |
|---|
Rapidement, Frison se rapproche d'artistes rejetant les conventions rigides de l'académie et la politique restrictive des salons officiels.
Il s'investit dans l'Atelier libre "L'Effort", fondé par le peintre fauve Auguste Oleffe, avec qui il tisse des liens d'amitié influençant une partie de son œuvre.
Comme nombre de ses contemporains, Frison voyage et expose à l'étranger, notamment en Angleterre, en Italie, au Maroc et en France, où les mouvements post-impressionnistes et nabis le marque profondément.
Jehan Frison à une touche libre à la pâte abondante, qui se rapproche de celle des nabis, avec cependant des couleurs plus franches.
Il s’épanouit pleinement dans les scènes d’intérieur comme la nôtre.
Figure majeure du renouveau artistique belge de l'entre-deux-guerres, il a laissé une empreinte durable, ses œuvres figurent aujourd'hui dans de prestigieux
Dans cet intérieur intimiste, Jehan Frison déploie une scène de vie quotidienne.
La composition s’organise autour d’une table dressée, recouverte d’une nappe blanche, sur laquelle sont disposés vaisselle, bouteilles et fruits, traités par touches larges et colorées. À droite, une figure féminine, vue de dos, s’affaire près d’un buffet baigné de lumière, son attitude simple et concentrée renforçant le caractère silencieux et domestique de la scène.
La peinture privilégie les rapports de couleurs et les surfaces plutôt que le détail minutieux. Les formes sont volontairement simplifiées, les contours parfois suggérés plus que définis, et la matière picturale demeure visible, conférant à l’ensemble une vibration chaleureuse. Cette approche évoque clairement l’esprit des Nabis, notamment dans le traitement décoratif de l’espace, la frontalité de certains plans et l’attention portée à l’harmonie chromatique plutôt qu’à la perspective traditionnelle.
Comme chez Bonnard ou Vuillard, l’intérieur devient ici un monde en soi, un espace clos où la lumière, filtrée et douce, structure la composition autant que les objets. Jehan Frison s’inscrit ainsi dans une tradition postimpressionniste sensible, où la scène familière dépasse le simple réalisme pour atteindre une dimension poétique et méditative, faisant de ce tableau un hommage discret à la peinture d’intérieur chère aux Nabis





