Unehuile sur toile, Mère et son enfant par Maximilienne GUYON
Unehuile sur toile, Mère et son enfant par Maximilienne GUYON
12.800,00 €
GUYON Maximilienne, Mme Goepp 1868-1903
Peintre de scènes de genre, portraits, fleurs et fruits, aquarelliste, illustratrice.
Maximilienne Guyon (épouse Goepp) est une des rares femmes artistes de la fin du XIXe siècle à avoir été formée à l’Académie Julian sous l’égide de certains des plus grands : Joseph Nicolas Robert-Fleury, de Jules Lefebvre et de Gustave Boulanger.
Elle reçoit une bourse de voyage en 1894.
Elle expose au Salon de Artistes Français de Paris, de 1887 à 1903, obtenant une médaille de troisième classe en 1888.
Elle fait partie de la délégation de femmes françaises artistes présentées à l’Exposition universelle de 1893 à Chicago, regroupées dans le Woman’s Building
Informations complémentaires
| Dimensions | 89 × 102 cm |
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Portraitiste accomplie, peintre de figures, aquarelliste, graveuse et illustratrice, Maximilienne Guyon développe une œuvre profondément attachée à la représentation de l'enfance, de la vie quotidienne et des émotions humaines.
Son dessin précis, hérité de sa formation académique, s'allie à une sensibilité naturaliste où la lumière, les expressions et la psychologie des modèles occupent une place essentielle.
Elle illustre également des ouvrages de Honoré de Balzac et d'André Theuriet, tout en enseignant la peinture.
Disparue prématurément à seulement trente-cinq ans, en 1903, Maximilienne Guyon laisse une œuvre relativement rare.
Son œuvre témoigne d'une remarquable diversité. Maximilienne Guyon partage son activité entre les portraits de la bonne société parisienne, où elle révèle une grande finesse psychologique,
et des figures féminines plus intimes, représentant de jeunes femmes à la beauté élégante, parfois lascive et sensuelle.
Sans jamais tomber dans la provocation, elle sait conjuguer le raffinement académique à une sensualité discrète, caractéristique du goût de la Belle Époque.
Cette dualité, entre portrait mondain et idéal féminin, constitue l'une des signatures de son œuvre.
Dans cette émouvante composition, Maximilienne Guyon met en scène une jeune fille portant dans ses bras un enfant, probablement sa fille.
Les deux figures occupent presque toute la surface de la toile, établissant une proximité immédiate avec le spectateur. Le regard grave de l'aînée, dirigé droit vers nous, constitue le véritable centre émotionnel de l'œuvre.
Le paysage qui s'étend derrière elles, probablement une rive de Seine ou de Marne, est traité avec une grande finesse atmosphérique.
Les arbres encore clairsemés, les maisons qui se fondent dans une légère brume et les reflets paisibles de l'eau installent un décor calme et lumineux, sans détourner l'attention des personnages.
Au-delà de ses qualités techniques, cette toile témoigne de l'intérêt constant de Maximilienne Guyon pour les scènes de la vie populaire et pour l'enfance.
Par la justesse psychologique de ses personnages et la sobriété de sa mise en scène, cette œuvre s'inscrit dans la grande tradition des portraits réalistes de la fin du 19e siècle, tout en révélant la sensibilité profondément personnelle de l'artiste.







