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Un pastel, Jeune bretone par Leslie Giffen Cauldwell | Galerie Saint Martin Antiquités Paris
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Un pastel, Jeune bretone par Leslie Giffen Cauldwell

Un pastel, Jeune bretone par Leslie Giffen Cauldwell

6.500,00 

Leslie Giffen Cauldwell 1861-1941

Né à New York, Leslie Giffen Cauldwell se forme à Paris auprès des maîtres les plus réputés de son époque.

Élève de Jules Lefebvre et de Gustave Boulanger à l’Académie Julian en 1886, il rejoint ensuite l’atelier de Carolus-Duran en 1888, où de nombreux artistes américains viennent parfaire leur apprentissage.

Partageant sa vie entre les États-Unis et la France, il séjourne longuement en Bretagne, dont les paysages et la lumière marquent profondément son œuvre.

Informations complémentaires

Dimensions 41 × 92 cm

Cauldwell expose au Salon de Paris dès 1885, puis à nouveau en 1888, avant de présenter régulièrement ses œuvres à la Nationale ainsi qu’à la Royal Academy de Londres à partir de 1891.

En 1888, il participe à une exposition à Philadelphie avec Some Breton Sunshine.

Ses œuvres témoignent d’une sensibilité aux effets de lumière et à l’atmosphère.
De retour aux États-Unis, l’artiste se consacre principalement au pastel et au portrait, ou il est célébré par les critiques.

Comme de nombreux peintres américains de sa génération, Cauldwell est attiré par la Bretagne.

Ce pastel de Leslie Giffen Cauldwell révèle une étonnante modernité dans le traitement de l’espace. L’arrière-plan est construit par de larges bandes horizontales aux nuances de verts, animées par une lumineuse ligne bleu ciel qui traverse la composition et attire immédiatement le regard. Ce contraste chromatique met en valeur le visage de la jeune Bretonne, dont la silhouette se détache avec une remarquable douceur.

Le geste délicat de la jeune fille tendant la main vers la branche d’un arbre introduit une élégante dimension japonisante. Comme dans les estampes japonaises qui fascinèrent les artistes de la fin du XIX? siècle, l’arbre devient un élément structurant de la composition, créant un dialogue poétique entre la figure et la nature.

La finesse du trait, la souplesse des contours et la grâce linéaire qui anime l’ensemble évoquent quant à elles l’esthétique de l’Art nouveau.

Entre observation sensible et recherche décorative, Cauldwell compose une œuvre d’une grande subtilité, où la simplicité du sujet s’efface devant la modernité du langage pictural.