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Huiles sur panneau, Elégante à la cigarette par Edouardo Leon GARRIDO | Galerie Saint Martin Antiquités Paris
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Huiles sur panneau, Elégante à la cigarette par Edouardo Leon GARRIDO

Huiles sur panneau, Elégante à la cigarette par Edouardo Leon GARRIDO

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Eduardo Léon GARRIDO
1856-1949
Fils aîné de Luis Garrido Fernández, haut fonctionnaire au ministère des Finances, il est d’abord destiné à une carrière administrative.

Pourtant, très tôt, Garrido  passionné de peinture entre à l’École des beaux-arts de Madrid, où il se forme auprès de Vicente Palmaroli ( figure emblématique de la peinture classique, notamment dans la représentation féminine) – qu’il considèrera toujours comme son unique mentor.

A 19 ans, il se voit offrir une bourse pour poursuivre ses études…à Paris !

Ville des arts, de la modernité et de la mode !

Informations complémentaires

Dimensions 38,5 × 48 cm

Son talent, ses représentations  vives et joyeuses de la société parisienne, attire très vite l’attention de grands marchands tels  Adolphe Goupil et Felix Gérard.

Ses participation au Salon des artistes français, lui apporte encore plus de visibilité
En 1888, il s'installe à La Varenne et épouse Léonie Beck, l'une de ses modèles.

Spécialisé dans les portraits et les scènes d'inspiration 18ème  siècle, Garrido répond aux attentes du marché en adoptant une esthétique influencée par l’ouvrage L’Art du XVIIIᵉ siècle d’Edmond et Jules de Goncourt, publié en 1881.

Garrido connaît un succès international, exposant dans des capitales artistiques majeures telles que Paris, Londres et Munich.
À la fin de sa vie, il s'installe à Caen, auprès de son fils, Louis-Édouard Garrido, également peintre. Une partie de l'œuvre de Garrido père et fils est conservée au musée Charles Léandre en Normandie.

Ici, l’artiste représente  une jeune femme élégante  dans un intérieur richement décoré.
Assise près d’une fenêtre, elle offre au spectateur, une pause lassive et décontractée.
De sa  main droite elle tient délicatement une cigarette, dont la fumée s’élève en volutes légères,  ajoutant un effet de mouvement et de légèreté à la scène.

La composition évoque  le raffinement et l’élégance  de la société bourgeoise du XIXᵉ siècle.
La cigarette, placée en évidence,  n’est pas seulement un accessoire  mais un symbole de modernité et de sophistication,  soulignant l’émancipation et le goût pour la vie mondaine.

Au XIXᵉ siècle,  « la fumée »  prend une dimension exotique avec l’orientalisme
et se retrouve également  chez les impressionnistes et les artistes modernes, notamment avec la popularisation des cafés où l’on fume aussi bien la pipe que le cigare.

En parallèle,  l’arrivée de la cigarette, plus fine et plus légère,  devient un symbole de modernité  et de libération, féminine.

Des artistes comme Edgard Maxence, Édouard Manet, Félix Vallotton ou Edouardo Garrido,  tout en peignant la société de leur temps, n nous montrent la cigarette au féminin  comme un signe de glamour, de sophistication, mais aussi d’émancipation et de non-conformisme.